Le marché des solutions e-commerce a profondément changé depuis dix-huit mois.
Adobe a abandonné Magento pour basculer sur Adobe Commerce, SAP a acté la fin de vie d'Hybris, Salesforce réoriente sa R&D autour d'Agentforce Commerce.
Quatre protocoles d'achat assisté par agents IA structurent désormais la chaîne paiement-checkout-identité (ACP, UCP, AP2, MCP).
Sopra Steria estime qu'à dix ans, plus de 310 Md€ de transactions e-commerce européennes passeront par des agents IA (Sopra Steria, mai 2026). Sur ce marché en recomposition, la question « faut-il refondre et comment bien faire ? » devient inséparable de la question « pour quelle valeur ajoutée ? ».
Six questions guident les arbitrages sur les missions de renfort acheteur que j'accompagne. Je vous propose de les détailler dans cet article en les pondérant pour vous aider si vous cherchez des réponses à vos interrogations.
1. Pourquoi refondre, et pour quel bénéfice business ?
C'est une question certes évidente mais qui mérite qu'on prenne le temps d'y répondre car elle conditionne le projet. Une refonte n'est pas un projet technique mais une décision stratégique qui ouvre trois leviers puissants d'amélioration.
Bénéfice client d'abord : un site rapide convertit mieux, Google chiffre qu'une seconde gagnée au chargement vaut +7 % de conversion.
Bénéfice opérationnel ensuite : une nouvelle base technique permet de livrer une fonctionnalité métier en jours plutôt qu'en semaines.
Bénéfice stratégique enfin, le plus sous-estimé : la refonte est l'occasion de repartir d'une page blanche avec l'historique, les données et les frustrations accumulées sur le site précédent. Ce que vous avez appris en deux à cinq ans devient le brief.
Il est aussi important de se poser la question du coût à ne pas refondre et de le comparer au coût d'une refonte. Ce coût peut être celui du risque d'un incident de production qu'on ne peut pas corriger et qui bloque les commandes, celui d'une amende pour non conformité RGPD ou d'accessibilité, celui des opportunités manquées ou celui d'une dette technique qui grandit et d'un projet futur qui se complexifie à mesure que les pratiques de l'industrie progressent.
La clarté du "Pour quoi faire ?" associée à la qualité de l'exécution vous permettent de tenir vos objectifs de refonte et de ne pas dériver pendant le développement. Vous définissez les priorités de votre nouveau site en production pour l'obtenir dans les meilleurs délais. Votre prise de décisions est facilitée en mode projet et vos équipes sont alignées. Vous savez quand sortir du mode projet et quand commencer à atteindre vos objectifs secondaires dans le cadre d'une roadmap produit efficace.
Pondération dans la décision : très importante
2. Quel coût total sur trois ans, hors prix de devis initial ?
Le prix initial est ce qui ressort en premier d'une réponse à appel d'offres, et c'est ce qui trompe le plus. Sur les RFP que je vois passer, l'écart de devis entre le moins-disant et le mieux-disant tient dans une fourchette de 30 à 60 %. L'écart de coût total à 36 mois sur les mêmes dossiers tient dans une fourchette de 80 à 120 %. Hébergement transactionnel, licences indexées au chiffre d'affaires, intégrations des données, exploitation, montées de version : la marge réelle se joue sur ces lignes, et aucune n'apparaît sur le devis. Gartner a estimé pour 2026 que les entreprises restées sur architecture ancienne paieront jusqu'à 40 % de maintenance en plus que celles sur une plateforme moderne.
Votre influence sur le choix de la plateforme à utiliser est cruciale, étudiez les solutions du marché et posez les questions des coûts d'utilisation si votre intégrateur vous propose solution ou si vous avez choisi cette solution par recommandation de vos pairs. N'oubliez pas non plus de demander dans votre appel d'offres le chiffrage d'un dispositif à l'année : quelle équipe en place ? Coût du sprint ventilé par profil ? Équipe dédiée ou partagée ? etc.
Ce que je demande à un éditeur et/ou à une agence en première instance : un chiffrage sur 12 à 36 mois pour obtenir ces 4 postes (licences, hébergement, exploitation, évolutions), sur plusieurs scenarii de chiffres d'affaires, de trafic et d'exploitation de données. Ce point est crucial pour comparer plusieurs offres entre elles et éviter l'effet piège d'un projet de refonte à pris d'appel compensé par un coût exorbitant post go live.
Pondération dans la décision : très importante (rentre dans le calcul de la marge de votre activité)
3. À qui appartient le code, à qui appartiennent les données, qui est responsable du traitement des données personnelles ?
C'est la question qui décide de votre dépendance pour les trois prochaines années et conduit votre conformité au RGPD. Le marché propose trois modèles aux compromis très différents.
Le SaaS hébergé clé en main (Shopify Plus, BigCommerce, Salesforce Commerce Cloud) verrouille code et hébergement chez l'éditeur : pas de serveurs ni de montées de version à gérer (en théorie, car en pratique il faut souvent gérer la rétro-compatibilité des développements customs), mais une portabilité partielle et une roadmap produit à laquelle il faut se plier.
Le composable assemblé (commercetools en moteur de commerce, un référentiel produit, une gestion des commandes, un front sur mesure) vous donne la propriété du dépôt qui assemble les briques, avec la possibilité d'en changer une à la fois, au prix d'une exploitation plus complexe pour maintenir l'écosystème au moindre changement technique ou fonctionnel.
Le self-hosted ou open source (PrestaShop, Sylius, Magento Open Source en communauté depuis 2024) vous donne la portabilité totale, à charge d'une équipe technique fiable.
Le RGPD croise cette question. Sur les trois modèles, votre entreprise reste normalement responsable de traitement des données clients (à vérifier absolument avant de vous engager avec une solution). Shopify, Salesforce Commerce Cloud et commercetools se positionnent en sous-traitants au sens de l'article 28 et publient un contrat de sous-traitance (DPA) à signer.
La CNIL a néanmoins précisé dans ses recommandations cloud que lorsque le client ne peut donner d'instructions à l'éditeur et doit accepter l'offre telle quelle, l'éditeur peut être requalifié en responsable conjoint, ce qui change la chaîne de responsabilité en cas de contrôle. Sur les architectures self-hosted, vous êtes seul responsable : moins de complexité juridique, plus de charge technique.
Pensez à toujours exiger le DPA avant de vous engager, à vérifier le rôle de chaque partie, à lister les sous-traitants ultérieurs.
Pondération dans la décision : moyenne à importante (dépend de votre contexte, les solutions tout-en-un sont pertinentes dans de nombreux cas)
4. Comment s'intègrent les données des clients, de paiement, des commandes, le CRM?
Le projet e-commerce n'est jamais un projet de site seul. Un site e-commerce, pour fonctionner, est intégré dans un écosystème qui permet l'exécution de tous les flux et des opérations physiques. D'expérience, les principaux points de friction et de complexité après la mise en ligne : un nouveau cas d'usage CRM à intégrer, une nouvelle méthode de paiement à activer, un nouveau mode de livraison qui nécessite une intégration, etc. Rendre visibles en front des initiatives qui paraissent simples mais qui dépendent de solutions tierces déclenche souvent des problèmes structurels en cascade.
Quatre sujets sont devenus structurants en 2026 : un référentiel produit unique aligné sur le CRM, la capacité à reconnaître un client sur plusieurs canaux sans dépendre des cookies tiers, une collecte qui passe d'abord par votre serveur avec un consentement explicite, la capacité à interconnecter des solutions en limitant le développement ou en pouvant les rendre compatibles (conseil : évitez de choisir des solutions exotiques pour lesquelles il sera difficile de vous faire aider). Le diagramme d'intégration cible doit figurer dans le brief et la documentation projet vivante, et chaque intégration doit être qualifiée en API standard, connecteur natif ou développement spécifique, avec un coût isolé. Le modèl de données échangées doit aussi faire partie de la documentation obligatoire de votre projet et doit évoluer à chaque modification. Il faut penser "objet" pour ces intégrations en exposant toutes les données qui définissent cet objet dès le départ même si elles ne sont pas toutes consommées pour l'instant. Vous créez ainsi un référentiel sain qui peut être défini et partagé pour toute l'entreprise.
Pondération dans la décision : faible à importante (dépend de votre contexte, de la part du e-commerce dans votre CA, de la capacité à intégrer la complexité)
5. Une refonte livrée n'est pas un projet qui s'arrête : avez-vous prévu la suite ?
Une refonte est le projet d'ouverture d'un programme. Le succès de ce programme se joue à la fois sur la qualité de la mise en ligne et sur la capacité à faire vivre votre écosystème e-commerce (en fonctionnalités et en contenus) : c'est dans cette fenêtre que les apprentissages clients se transforment en évolutions et que le site permet d'atteindre, voire de dépasser vos objectifs et d'accompagner votre stratégie.
Quatre points sont à anticiper dont deux à négocier avant le début du projet de refonte.
- Hypercare : n'oubliez pas d'intégrer dans votre contrat une période d'hypercare (ou VSR pour Vérification de Service Régulier) suffisamment longue, 6 semaines en général, pour que votre intégrateur corrige à sa charge toutes les divergences et bugs liés au scope initial que vous n'auriez pas vus en phase de recette.
- Réversibilité et portabilité : les grandes entreprises intègrent systématiquement une clause de réversibilité technique avec délais et coûts plafonnés, et un engagement de portabilité du modèle de données et des extensions. Une revue annuelle de viabilité et de la roadmap éditeur permet d'anticiper les situatios critiques.
- Définir votre dispositif produit : quelle équipe et quels profils internes et sous-traités prendront en charge le cycle de vie de votre site (et ecosystème) e-commerce. Il faut allouer un budget cohérent. Pour les plus petites entreprises un budget de tierce maintenance applicative peut suffire pour mener des camapgnes d'évolotions tous les ans. Dans les 2 cas, et surtout dans le second, il faut définir avec votre intégrateur les modalités de collaboration, de réactivité et de support (n'oubliez pas la documentation).
- Penser la gouvernance après la mise en ligne du site e-commerce : qui priorise, à quelle cadence, avec quel mécanisme d'arbitrage entre les différents services. Le projet avec un comité produit clair avance. Un projet sans glisse vers une régie d'agence qui empile les évolutions sans cohérence, et l'investissement se dilue dans une dette produit qui se révèle au cycle suivant.
Pondération dans la décision : importante (critique pour l'hypercare, reversibilité et portabilité)
6. À ne surtout pas oublier dans votre projet : accessibilité réglementaire et ouverture IA sont-elles prévues dans votre projet ?
Les 5 premières questions traversent les époques mais puisque nous posions en première question le "Pourquoi ?" il faut aussi contextualiser dans le présent.
Deux points me paraissent indispensables à intégrer à tout projet de refonte ou de première mouture d'un site e-commerce.
- Accessibilité du site : la réglementation européenne l'impose à tous les sites e-commerce avec l'Acte Européen d'Accessibilité (EAA pour European Accessibility Act) en vigueur. En France c'est la méthode du RGAA qui s'applique et qui s'appuie sur les directives WCAG (il faut viser au minimum WCAG 2.2 AA, l'idéal est AAA). Ces directives permettent l'accès au contenu HTML aux personnes en situation de handicap et participent à une amélioration globale des sites web. Ne minimisez pas votre mise en conformité.
- L'ouverture de votre site aux agents IA : ce point couvre plusieurs domaines parmi lesquels la visibilité de votre site par les agents IA et la facilité d'intégration d'une solution IA LLM à votre écosystème.
La visibilité est le point crucial en 2026 compte tenu du trafic croissant et au taux de conversion élevé en provenance des liens référencés et cités par les outils IA.
La facilité d'intégration d'agents à votre écosystème vous prépare aux nouveaux usages, fonctionnalités et opportunités de création de valeur offertes par ces technologies dont le e-commerce va bientôt bénéficier pleinement.
Mon métier : vous accompagner dans vos projets e-commerce
Je vous accompagne sur toutes les étapes du cycle de vie de votre écosystème e-commerce et vous aide à trouver vos prochains relais de croissance.
Les services de Guillaume Bellon Consulting sont faits pour vous aider à définir vos objectifs et vous permettre de les atteindre en définissant votre roadmap, en cadrant les initiatives pour un effort cohérent avec votre budget alloué, et en pilotant leur exécution par les équipes techniques.
Chaque euro investi en technologie doit produire un résultat mesurable.
Contactez-moi et parlons de votre prochain projet de refonte ou à lancer dans votre écosystème e-commerce.
Questions fréquentes
Pour un projet de site de 2 à 100 M€ de chiffre d'affaires en fonction des intégrations tierces, comptez entre 6 à 14 mois entre la sortie du brief et la mise en ligne du MVP, dont 2 à 3 mois d'appel d'offres, 4 à 7 mois de construction, 1 à 2 mois de stabilisation et migration.
Sur une architecture composable avec plus de 4 briques distinctes à intégrer, le délai monte à 10 à 16 mois. Réduire ces fourchettes au-delà du tiers est le signe d'un cadrage incomplet, ou d'un proposition peu réaliste, pas d'une équipe plus rapide.
Sur des projets mid-market premium (de 2 à 100 M€ de chiffre d'affaires), la construction initiale se situe entre 180 et 600 k€, avec un coût total sur 3 ans entre ~550 k€ et ~5 M€ tout compris. Les écarts viennent de la complexité d'intégration data, du périmètre international, et du niveau de personnalisation produit.
Une refonte simple sur Shopify Plus avec catalogue homogène peut tenir sous les 150 k€. Une refonte composable multi-pays avec référentiel produit et gestion des commandes dédiés peut facilement dépasser le million d'euros (projet + exploitation).
Oui. Quel que soit le modèle, votre entreprise reste responsable de traitement des données collectées via votre site.
Les éditeurs SaaS (Shopify, Salesforce Commerce Cloud, commercetools) se positionnent en sous-traitants au sens de l'article 28 du RGPD et publient un contrat de sous-traitance (DPA) à signer.
La CNIL a néanmoins rappelé dans ses recommandations cloud que lorsque le client ne peut donner d'instructions à l'éditeur et doit accepter l'offre telle quelle, l'éditeur peut être requalifié en responsable conjoint, ce qui change la chaîne de responsabilité en cas de contrôle.
À 6 mois, votre site doit impérativement être découvert par les agents IA et intégrer les fonctionnalités prévues pour améliorer votre visibilité.
À 12 mois, l'achat assisté par agents IA reste un sujet de positionnement plus que de revenus mesurables pour la plupart des marques mid-market.
À 24 mois, l'exposition du catalogue à ces protocoles devient structurante pour la visibilité dans l'achat assisté.
Mon conseil : se concentrer sur la visibilité de votre site et les opportunités offertes par la plateforme technique choisie. Ne pas des agents conversationnels sur site le cœur de la refonte, s'assurer que l'architecture ne ferme pas l'option d'intégration d'agents pour usages complexes.
Oui, pour les sites e-commerce qui entrent dans le périmètre. La directive European Accessibility Act est applicable depuis le 28 juin 2025 dans tous les États membres, et les contrôles français sont entrés en phase répressive en 2026, avec des amendes typiques de 7 500 à 15 000 € pouvant aller jusqu'à 300 000 € selon la gravité (DGCCRF, 2026). Un contrat de refonte 2026 doit nommer le niveau WCAG visé (minimum 2.1 AA), prévoir une recette accessibilité documentée avant mise en ligne, et inclure une clause de mise en conformité aux frais de l'agence en cas d'écart.
Points clés
- Sept questions guident l'arbitrage d'une refonte e-commerce en 2026 : pourquoi refondre, coût total 3 ans, propriété et RGPD, intégration des données, choix d'architecture, pilotage post-mise en ligne, exposition à un événement de marché éditeur.
- La refonte est d'abord une décision stratégique. La clarté du « pour quoi faire » (objectif chiffré et daté) décide de la trajectoire bien avant le choix d'agence ou de plateforme.
- L'écart de devis entre dossiers tient en 30 à 40 %, l'écart de coût total 36 mois sur les mêmes dossiers tient en 80 à 120 %. La marge réelle se joue sur les lignes qui n'apparaissent pas au devis.
- Quel que soit le modèle (SaaS, composable, self-hosted), votre entreprise reste responsable RGPD. Shopify, Salesforce Commerce Cloud et commercetools se positionnent en sous-traitants, mais la CNIL peut requalifier un éditeur en responsable conjoint quand le client ne peut donner d'instructions.
- Une refonte livrée n'est pas un projet qui s'arrête. Négocier une tierce maintenance applicative d'au moins douze à vingt-quatre mois et formaliser la gouvernance de roadmap au contrat sont les deux mécanismes qui décident de la trajectoire à dix-huit mois.
- La question la plus rare et la plus structurante : que se passe-t-il si l'éditeur est racheté, pivote ou retire une brique pendant les 24 prochains mois ?
Glossaire
- Appel d'offres (RFP)
- procédure formelle qui consulte plusieurs prestataires sur la base d'un cahier des charges détaillé. Sur un projet mid-market, le RFP couvre typiquement 80 à 120 questions techniques, fonctionnelles et contractuelles.
- Total Cost of Ownership (TCO)
- somme de tous les coûts d'un système sur tune période donnée (3 ou 5 ans) : investissement initial, licences, hébergement, exploitation, maintenance, évolutions. Indicateur pertinent pour comparer deux solutions, pas le prix de devis.
- Composable commerce
- approche d'architecture qui assemble des briques logicielles indépendantes (catalogue, panier, paiement, gestion des commandes, contenu) plutôt qu'une plateforme tout-en-un. Apporte de la flexibilité, complexifie l'exploitation.
- Achat assisté par agents IA (agentic commerce)
- modalité d'achat dans laquelle un agent IA agit en relais du consommateur sur tout ou partie du parcours (découverte, comparaison, achat, après-vente). Repose sur des protocoles d'interopérabilité naissants.
- ACP, UCP, AP2, MCP
- quatre protocoles d'agents IA en cours de structuration en 2026, développés respectivement par OpenAI et Stripe (ACP), Google avec Shopify et Walmart (UCP), Google avec Mastercard, Visa et PayPal (AP2), et Anthropic puis Linux Foundation (MCP).
- Responsable de traitement et sous-traitant (RGPD)
- le responsable de traitement décide pourquoi et comment des données personnelles sont traitées (votre entreprise). Le sous-traitant exécute pour le compte du responsable (l'éditeur SaaS de votre plateforme). L'article 28 du RGPD impose un contrat de sous-traitance signé.
- Tierce maintenance applicative (TMA)
- engagement de l'intégrateur à maintenir l'application après la mise en ligne. Couvre les anomalies, la sécurité, les évolutions mineures, les montées de version. À négocier sur 12 à 24 mois minimum.
Sources
- FEVAD, Chiffres clés e-commerce 2025 et projection 2026
- Sopra Steria, première étude européenne sur l'agentic commerce, mai 2026
- Gartner, projection maintenance technologique des plateformes legacy en 2026
- CNIL, recommandations cloud computing et qualification des rôles
- Panorama des protocoles agentic commerce, avril 2026



